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par: Eric Engle
B.
Analogies entre la souveraineté, la propriété et la
famille:
C.
Origines dupouvoir souverain
1.
Justification Religieux: Auctoritas
2.
Réalité Politique: Potestas
B.
Transformation de la souveraineté féodale à la souveraineté
libérale
III.
Critiques de la souveraineté
C.
La souveraineté de l'Etat-nation a conduite à des guerres
sanglantes et destructives.
D.
La description de la réalité proposée par l'Etat nation
est inexacte.
3.
Aucun Etat contemporain n'est autarcique: lest Etats sont de fait interdépendants
IV.
Conclusion : l'obsolescence de l'idée de la souveraineté
V.
Transformer la souveraineté.
A.
La Transformation des Etats Nations
B.
Défis pour lenouveau système
international
C.
Comment réconceptualiser l'Etat?
1.
Désintégration par sublimation
2.
Désintégration par dévolution
D.
Reconceptualisation de la souveraineté : Les pouvoirs Etatiques
nécessaires à nôtre age
Une
autre analogie est que l'Etat soit comme une famille étendue. Ce
modèle Etatique est paternaliste. La justesse de cette comparaisonest
évidente lorsqu'on rappelle que le patriarche romain avait le droit
absolu de disposer de la vie et propriété de ces enfants.
Ainsi il paraît que le fondement ultime de la conception juridique
"souveraineté" dans les pays du droit civil se trouve dans une extension
d'un droit privé de la famille et de la propriété
à la conception d'Etat. Ainsi ces deux modèles se renforcent
dans une façon mutuelle.
Nous
critiquons cette analogie car ils mettent le peuple dans une sorte de tutelle
comme propriété ou mineur. Foucault cerne le problème
plus exactement dans sa critique de la souveraineté : que le pouvoir
souverain est l'extension du corps des régnants sur le corps politique,
sociale et individuel des gouvernés. Encore, cette description est
cohérente avec ces deux analogies.
Notre
critique de la souveraineté, à part son paternalisme (qui
puisse amener à l'Etat providence), à cause du fait que cette
puissance est inapte à cerner et ressouder les problèmes
pratiques contemporains. Cela pour XXX raisons : 1) le monde est interdépendant.
Une pluralité des pouvoirs indique qu'aucun entre eux ne puisse
être finale 2) le pouvoir souverain - un pouvoir absolu - estinévitablement
capable d'être abusé, car elle est un pouvoir illimité.
3) cette définition de la puissance Etatique est unilatérale:
l'Etat à tout droit et aucun devoir 4) cette puissance est inapte
à ressouder des problèmes sociaux réels. Au lieu de
s'adresser à comment gérer un monde interdépendant
la souveraineté se demande comment défendre un Etat-nation.
Ce qui est irréaliste, car d'abord les Etats-Nations n'existent
et ensuite ils ne peuvent plus faire de la guerre entre eux à cause
du risque d'une guerre atomique.
Pour
mener notre critique de la souveraineté nous allons considérer
l'histoire de la définition de ce pouvoir et son développement
historique.
Autorité(auctoritas)est
le droit moral de régner. Les justifications de ce droit se changent
à travers le temps - régimes religieux, aristocraties, oligarchies,
républiques, démocraties et cetera, chacun faisant appel
à un principe pour se rendre légitime aux yeux des citoyennes
et autres personnes juridiques. Camilleri se devise l'autorité en
trois parties, la morale, la coutume, et la coercitif.[6]
L'autorité de l'Union se trouve dans des positions morales (que
la paix soit souhaitable), et dans une petite expérience historique.
Son pouvoir coercitif est limité aux décisions douanières
et des droits de l'homme. Mais nous voyons ici que l'Union a un de auctoritas,c'est
à dire le droit moral de régner. Auctoritas,
d'ailleurs
peut être analogisé au jus naturalisme - qu'on est souverain
car cela soit juste.
Cette
division entre auctoritaset
potestasparaît
d'êtreliée à
la chute de l'empire romain et l'essor de l'église, l'un perdant
le pouvoir, l'autre gardent l'autorité: un déclin des forces
impériales, mais une subsistance des institutions religieuse. Ces
institutions n'avaient aucun pouvoir, mais pouvait légitimer les
conquérants barbares. En tout cas, le souverain est ce qui unie
ces deux principes. Pourtant cette division est circulaire : La circularité
de cette conception apparaît lorsqu'on perçoit qu'un pouvoir
(potestas)se
justifie par son réussite; la capacité de gouverner (potestas)
rende juste que cette puissance le garde. Inversement, ce qui n'ont
pas du pouvoir évidemment manque de la mérite et donc leur
impuissance est également justifiée. En d'autres termes,
en pratique, unauctoritas ne
peut pas délégitimer un potestas.Par
contre, un potestaspeut devenir
un auctoritassimplement
parcoutume. Ainsi l'autorité
morale devient de plus en plus marginalisée jusqu'au point que le
pouvoir le remplace in toto.
Cette
dualité aussi cache les conflits pour la pouvoir absolu qui est
la souveraineté. Ceux qui ont perdu la dernier tour de pouvoir affirment
leur autorité, ce qui ont le pouvoir cherche à développer
leur autorité. Ce jeu semble inhérent à la définition
absolue de la souveraineté. Ainsi il faudrait une nouvelle définition
des relations entre personnes morales et les personnes juridiques.
*
Le
problème de la conception de la souveraineté sous l'Etat
libérale est la suivante: La conception historique de la souveraineté
consistée simplement d'un transfert des pouvoirs absolus d'un prince
vers une assemblée des représentatives. Ainsi les révolutions
libérales n'ont pas réconceptualisés le caractère
de leur pouvoir, mais juste la source de leur pouvoir.
On peut distinguer
plusieurs différents types de souveraineté:
1) la qualité
d'indépendance d'un Etat par rapport aux puissances extérieures
2) la suprématie
de la puissance Etatique
3) la qualité d'un organe de l'Etat comme puissance suprème.[8]
Ces différentes
définitions sont en fait complémentaires. Mais élaborer
avec précision le contenu exacte du terme est rendu plus difficile
par cette polysémie.
Hormis les difficultés
dans la définition de l'organe qui detient la pouvoir souverain,
nous pouvons critiquer la souveraineté en tant que l'Etat représente
certaines paradoxes.
Une autre paradoxe
de l'Etat est le fait que si l'Etat reclame une puissance absolue et illimitée
cette puissance ne peut pas être limitée.[9]
En d'autres termes, l'Etat du droit est logiquement impossible.Une
puissance absolue est par définition une puissance illimitée.
Ainsi les idées de souveraineté et l'Etat du droit sont incompatibles. Nous
pouvons mieux intégrer cette paradoxe aussi par la récognition
du fait que l'Etat est qu'une fiction juridique. Mais l'existence de ces
paradoxes tend à refuter la conception Kantien et Hegelien de l'Etat
comme entité idéale qui expriment l'esprit du monde, et soutient
ainsi notre critique du système international fondée sur
l'Etat-nation.
En somme, la source
de la délégitimation de la forme juridique Etat-Nation[10]
et surtout son expression dans les Etats du continent Européen se
trouve dans une histoire violente. La promesse de l'Union Européenne
est de remplacer le dynamique de concurrence meurtrière des Etats-Nations
par une coopération interdépendante positive entre les pays
de l'Europe. Mais en tant que l'Union manque un fondement démocratique
réel, elle reste un jouet des ministres et d'autres fonctionnaires
pour satisfaire leurs ambitions personnelles sans prendre en compte les
besoins des Européens qui n'appartiennent pas à la classe
des élites.
La deuxième
problème de la souveraineté est le connexion nécessaire
mais fictive entre "le peuple" comme fait ethnique, Etat, comme espace
juridique, et l'idée de la souverain. Mais cette fiction n'était
pas toujours juste.Ainsi une certain
disjonction a caractérisé l'Etat-Nation.[11]
L'autarcie
et l'indépendance aujourd'hui sont en fait des exceptions. Ils conduisent
à la pauvreté. Dire qu'un autorité étatique
est finale et indépendante n'est pas forcement possible. Ainsi la
réalité économique ne correspond plus à sa
représentation juridique. Ce fait explique pourquoi il s'avère
nécessaire de construire des institutions démocratique de
la gouvernance au niveau international.
Si
on identifié la problème de la souveraineté comme
une définitionerronée
des pouvoirs sous les monarchies, puis d'un transfert de cette pouvoir
mal défini aux démocraties libérales, on pourrait
comprendre pour quoi cette conception a conduit aux guerres et répressions.
Si la définition fondamentale de l'Etat est erronée, alors
les suites de cette définition sera aussi erronées.
Finalement,
l'idée d'un Etat correspondant à chaque nation et vice verse
s'avère d'être impossible du au fait fictive. Qui sont le
peuple Indien? Ou Américain? Diversité de la religion, langue
et ethnicité indique que le fondement de l'Etat sur 'un peuple'
est impossible.
Les
Etats dite nationaux, qui sont souvent multi ethnique, et qui vont devenir
de plus en plus multi ethnique, sont trop grand pour résoudre leurs
problèmes internes, et trop petit pour résoudre leurs problèmes
externe. Aussi les développements technologique ont mis en obsolescence
la forme dite nationale de l'état.
En
résumé, le monde ne se devise pas nettement entre des ethnicités
congruent à tel ou tel espace géopolitique. Nous avons de
la communication globale et instante, avec la capacité de se déplacer
rapidement entre les continents. Pour gérer ce monde interdépendant
il fallait des nouveaux institutions démocratiques qui prennent
en compte les expériences historiques et objectives décrites
au dessous.
*
Avant
le traité de Rome, surtout avant la seconde guerre, une guerre puisse
être rentable pour un Etat ou une classe sociale d'un Etat car l'Etat
était relativement autarcique. Depuis ce traité, les Etats-Européens
sont devenus interdépendant, ce qui implique qu'une guerre parmi
eux ne sera rentable. Si ce modèle a de la justesse, notre question
est comment faire éteindre son portée. Cela peut arriver
par une expansion des accordes entre l'Union et les pays de la Francophonie
et du Commonwealth. Cela peut arriver aussi par une réplication
du modèle Européen par exemple dans le Mercosur, l'Asean,
et plus récemment par l'Alena. Pourtant deux risques subsistent:
d'abord, que ces modèles supranationaux servent qu'aux élites.
C'est-à-dire que les accordes multilatérales ne doivent pas
rester comme des simples administrations: ils doivent aussi avoir une lien
démocratique aux citoyens. L'autre risque est que ces systèmes
multilatérale, quel que soit leur forme, ne devienne pas non plus
des nouveaux Empires avec des ambitions militaires. En d'autres termes,
il faut empêcher que la concurrence entre les 5 grand puissances
de l'Europe ne devienne pas une concurrence entre les 4 grandes puissances
du monde (l'Asean, l'Union Européenne, l'Alena et le Mercosur).
Car cela sera de répliquer le problème dont on cherche à
éviter - et cette fois ci, les enjeux sera nucléaire. Bref
l'interdépendance entre ces grands blocs commerciaux doit être
maintenu par des organisations mondiales tel que l'OCDE, le GATT, le OMC,
le FMI.
La ligne de transformation
la plus évidente et la transfert des pouvoirs Étatiques à
des supranational organes tel que l'Union Européenne, l'ONU parmi
d'autres. Bien que nous pensons qu'un tel transfert est une politique nécessaire
pour gérer le monde, sans un contenu démocratique ce transfert
n'aura pas de légitimité et servira qu'aux intérêts
d'élites.
Notre critique
de ce transfert n'est pas sur le transfert même mais
La
problème de cette perspective est qu'il fait la présomption
enthymatique que l'ordre doit être crée. Comme Hobbes, Magnusson
apparaît de concevoir: 1) un état de nature 2) qui est brutale
- la guerre de tous contre tous. J'ai critiqué d'ailleurs l'idée
d'un état naturel des choses et un Etat qui est la suite cet état.
En outre les humaines ne sont pas prédisposées a priori ni
à la violence, ni au douceur. Ils peuvent bien être ou l'un
ou l'autre. Mais lorsqu'on rappelle que initier une acte est toujours plus
difficile qu'inaction, on voit une caractère d'inertie fondamentale.
Ainsi je dirais que la fonction de la corps social, dans quiconque forme,
est de préserver l'ordre. Car créer présuppose un
désordre. Un désordre dite "préexistante" est probablement
ne rien outre que la résultat d'exploitation économique,
comme les actes de clôture en Angleterre, condition précédante
à la révolution industrielle.
Magnusson soulève néanmoins d'autres points très
intéressant. D'abord, il montre la circularité de "nation",
et "Etat", chacun définissent et justifiante de l'autre. (l'Etat
= l'incarnation matérielle de l'idéale de la nation, la nation
étant la justification des actes d'Etat).[16]Il
implique avec cette circularité:1)
que les deux concepts sont vide de signification, étant tautologies
2) que l'un (nation) est irrationnelle est l'autre (Etat) est totalisante
ou même totalitaire.
Ou
à la côté de, ou en place de, la conception de souveraineté,
il offre l'idée des mouvements. Leur avantage est qu'ils sont, comme
le monde moderne, perméable. Il les définit par leur attributs:
Malgré
leur ambiguïté, Magnusson les voit comme des vraies communautés.
Car ils inclure les individuelles, en cherchent de les donnée la
parole politique.[17]
Ainsi
je préfère de développer une perspective communautaire
de la souveraineté qui vise les rapports entre les individus et
les organes de pouvoir à plusieurs niveaux, et les pouvoirs de ces
organes relatives entre eux et non pas absolue sur l'individu.
*
La
conséquence juridique de cette conclusion est la nécessité
de créer des institutions juridiques et politiques au niveau internationale..
Prof. Michel Troper, dan son article "Violence et Politique"
Michel Troper, La
Titulaire de la souveraineté
Rechtstheorie n°
17
Rule of Law
Krawitz, Pattaro, &
Tay (eds.)
Berlin : Ducker & Humblot
Rule of Law
Krawitz, Pattaro, & Tay (eds.)
Berlin : Ducker & Humblot
<<Nous rencontrons aujourd'hui une croyance de plus en plus commun qu'une carte-mondiale composée des Etats souveraines ne présente pas encore - s'il a jamais le présenté - une conception utile du monde tel qu'il se constitue.>>