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L’Impôt sur les Grandes Fortunes en France

INTRODUCTION

I: MOYEN TECHNIQUES ET BUTS DE L'IMPOT SUR LES GRANDES FORTUNES

II: PROBLEMES ET SOLUTIONS DE L'ISF

CONCLUSION:

 

 

INTRODUCTION

 

L'impôt sur les grandes fortunes est appelé un impôt de solidarité, car le rendement de cet impôt est destiné a payer le RMI. Cet impôt est proportionnel au patrimoine global d'un foyer fiscal. Par consequent, cet impôt frappe le capital. Notre thèse sera que cet impôt doit être augmenté pour réussir les buts d'efficacité du rendement et de justice fiscal

 

I: MOYEN TECHNIQUES ET BUTS DE L'IMPOT SUR LES GRANDES FORTUNES

 

A) MOYENNES TECHNIQUES

 

1) L'Assiette

 

            L'ISF est un impôt annuel assis sur le patrimoine globale du foyer fiscal français. Seulement les personnes physiques y sont assujetties. Ceux qui ont leur domicile fiscal en France sont imposés sur leur patrimoine global, y compris sur les biens qui ne

sont pas français. Ceux qui n'ont pas leur domicile fiscal en France sont assujettis seulement sur leur patrimoine français.

 

Déductions

 

Les contribuables imposés peuvent déduire leurs dettes de la somme de leur patrimoine globale imposable.

 

De même, les sources du patrimoine suivantes sont exonérées de l'assiette du patrimoine pour l'ISF.

 

-objets d'antiquité (plus vieux que cent ans), d'art (entièrement faits main) ou de collection sont totalement exonérée.

 

-3/4 de la valeur des forêts et parts afférentes aux forêts

 

La logique de ces trois exonérations est de préserver le patrimoine national de la France.

 

Les exonérations suivantes par contre ont pour justification de maintenir les moyennes de production des imposables. Sont donc exonérées de cette façon:

 

-droits de la propriété littéraire, artistique ou industrielle (brevets, marques).

 

-rentes viagères constituées dans le cadre d'une activité professionnelle;

 

-biens professionnels: les biens doivent être nécessaires à leur propriétaire ou au conjoint de celui ci pour exercer, à titre principal une profession industrielle, commerciale, artisanale, agricole, ou libre.

 

-actions et parts de diverses sociétés dans lesquelles le propriétaire de ces titres exerce ses fonctions professionnelles à titre principal.

 

-biens ruraux avec bail à long terme

 

Une dernière exonération concerne les biens financiers de personnes physiques n'ayant pas en France leur domicile fiscal, dans le but d'éviter une double imposition. Mais les biens financiers possédés par ces personnes en France  sont néanmoins imposables.

 

2) Liquidation de l'impôt

 

Ayant déterminé le patrimoine imposable (patrimoine global moins dettes et exonérations) on détermine ensuite l'impôt; En 1996 les taux et barèmes étaient:

 

PATRIMOINE IMPOSABLE (F)                   TAUX D'IMPOSITION (%)

 

de 0 à 4610000                                                          0

de 4610000 à 750000                                                            0,5

de 750000 à 14880000                                            0,7
de 14880000 à 23100000                                            0,9
de 223800000 à 43300000                                         1,2
plus de 43300000                                                        1,5

 

Réductions de l'impôt dû                    

 

Ayant déterminé l'impôt dû, celui ci est réduit à la différence entre, d'une part, le total de cet impôt parmi les impôts dûs en France et d'autre part  à l'étranger au titre des revenus et produits de l'année précédente nets de frais professionnels soumis à un prélèvement libératoire de cet impôt.

 

 

Le montant de l'ISF est aussi réduit d'un montant de 1000 f par personne à charge. Pour 1995 et les années suivantes, en revanche, la cotisation de l'ISF fait l'objet d'une majoration de 10%.

 

B) LES BUTS DE L'IMPOT SUR LA FORTUNE

 

Le législateur a dit que les buts de l'ISF sont de <>, de contribuer << à la réduction des inégalités excessives>> et de <>. Ces buts sont donc:

 

1) Égalité (appelée aussi justice fiscale verticale ou justice distributive).

 

 Ce principe exige que les personnes qui tirent leurs facultés contributives de leur patrimoine soient imposées comme celles dont la faculté contributive repose sur le revenu. Comme nous l'avons déjà dit, l'ISF est un impôt qui frappe le capital. Pour être  soumis à cet impôt il faut premièrement passer un seuil de patrimoine minimum de 4610000 francs. Donc, cet impôt concerne seulement les riches; Un de ces buts est donc l'égalisation des revenus individuels. Il réduit ainsi l'inégalité dans la répartition des richesses.

 

2) Compléter l'impôt sur le revenu.

 

L'ISF n'est pas un impôt sur le revenu. Néanmoins, l'un de ses buts est de corriger ou ajouter à l'impôt sur le revenu. Il compenserait la sous imposition de certaines catégories socioprofessionnelles, par exemple les agriculteurs; De plus, l'ISF qui différencie les revenus du travail et ceux de la richesse acquise pourrait remédier directement ou indirectement à certaines imperfections de l'impôt sur le revenu.

 

3) Contrôle supplémentaire des déclarations.

 

La déclaration de la fortune faciliterait l'appréciation de la sincérité des déclarations de revenus.

 

 

II: PROBLEMES ET SOLUTIONS DE L'ISF

 

A) PROBLEMES

 

Comme nous l'avons vu, le rendement de l'ISF est très faible. En fait, les coûts d'administration de l'ISF sont plus grands que le rendement; En 1993 les coûts d'administration étaient de 42 millions de francs, pour un rendement de 5 millions de francs, ou ,3% du total des recette de l'État. Moins d'un foyer fiscal sur cent est assujetti par cet impôt. Un autre problème de l'ISF est qu'il décourage l'épargne, et qu'il peut encourager par contre la fuite du capital.

 

Néanmoins, pour combattre la tendance capitaliste vers la concentration des richesses et le tendance des capitalistes à vivre seulement de l'intérêt du capital plutôt que de travailler, l'ISF est en théorie une arme puissante. Malheureusement en pratique les taux de l'impôt ne sont pas assez hauts pour un rendement utile, ni pour inciter les riches à travailler. On a toujours dit que l'impôt sur le capital découragéant l'épargne, et qu'il causait une fuite des capitaux de France. Pourtant si bien que pour réaliser l'égalité (justice distributive) et l'efficacité fiscale, il faut élever le rendement de ce impôt: soit par un élargissement de la base imposable, soit par un élévation des taux.

 

B) SOLUTIONS

La solutions des problèmes de l'ISF que je propose est d'élever les taux d'imposition, et d'elargir l'assiette d'imposition par une diminution des déductions du patrimoine imposable. Les nouveaux taux doivent être déterminés en fonction du rendement qu'ils vont produire et aussi de l'incidence qui pourrait en résulter. Donc, pour connaître les taux exacts et l'incidence d'une expansion des taux de l'ISF, il faudrait une étude en profondeur. Par contre, l'élargissement de l'assiette serait plutôt facile: supprimer les exonérations de l'ISF. Ceux qui se réfèrent aux moyens de production (biens nécessaires pour l'exercice d'une profession) sont justes et doivent rester. En revanche, l'État pourrait maintenir la patrimoine national par des musées plutôt que subventionner les foyers raffinés des riches. Par ailleurs, la subvention aux agriculteurs par l'exemption des biens ruraux, à bail à long terme, pourrait être aussi supprimée.

 

Le principe qui soutient ces propositions est l'égalité. Son but est de prévenir les "dynastes" - source des inégalités et des élites - donc contradictoire au principe d'égalité et de démocratie.

 

 

CONCLUSION:

 

Nous avons regardé ici les moyens techniques et les problèmes posés par l'ISF. Cet impôt avec son rendement très faible pourrait être soit supprimé, soit augmenté; Je recommanderais une augmentation des taux et un élargissement de l'assiette de cet impôt. Il est vrai que cet impôt encourage le conflit des classes et est une subversion de l'unité nationale. Néanmoins, ce conflit fait partie intégrante de notre réalité: l'État ne doit plus être seulement l'instrument de protection de la propriété des riches contre les désirs et besoins des pauvres. Si l'idée d'unité est construite autour de l'idée de l'égalité des citoyens plutôt qu'autour des désirs des capitalistes pour "la gloire de la patrie" (c'est à dire leur patrimoine), les tensions qui afférent à cet impôt pourraient disparaître. Dans ce cas, l'ISF pourrait être à la fois plus efficace dans son rôle de source des recettes, et être un moyen pour tendre à une certaine l'égalité.



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